Métiers de la pâtisserie qui recrutent à Bègles

À Bègles et dans la métropole bordelaise, cinq métiers de la pâtisserie et de la gastronomie cherchent des candidats : pâtissier, chocolatier, confiseur, glacier et traiteur. La pâtisserie fine recrute sans discontinuer, portée par une tension durable que confirme l’enquête Besoins en main-d’œuvre de France Travail. Voici les postes ouverts, les formations locales et les salaires réels.
Cinq métiers gourmands en quête de bras
Le sucré haut de gamme ne se limite pas au fournil. À côté du boulanger et de son pain, tout un éventail de métiers de bouche vit du dessert, du bonbon et de la table de fête. Chacun réclame un savoir-faire distinct et son propre diplôme.
Le pâtissier façonne entremets, tartes et pièces montées. Le chocolatier tempère, moule et enrobe les bonbons. Le confiseur travaille le sucre cuit, les pâtes de fruits et les calissons. Le glacier maîtrise sorbets et crèmes glacées. Le traiteur dresse buffets et réceptions, souvent au coude à coude avec un chef de partie sucré.
Là où le boulanger travaille de nuit autour du levain et de la cuisson du pain, ces artisans du sucre suivent un tout autre calendrier. Leur activité culmine aux fêtes, aux mariages et aux grandes occasions, avec des techniques de froid, de tempérage et de dressage étrangères au fournil. Confondre les deux univers, c’est passer à côté de la moitié des postes ouverts dans la métropole.
| Métier | Cœur du geste | Lieu d’exercice |
|---|---|---|
| Pâtissier | Entremets, tartes, viennoiserie fine | Laboratoire, pâtisserie, hôtel |
| Chocolatier | Tempérage, bonbons, moulages | Boutique artisanale, atelier |
| Confiseur | Sucre cuit, pâtes de fruits, nougats | Confiserie, maison régionale |
| Glacier | Sorbets, crèmes glacées, bûches | Glacier, restaurant, traiteur |
| Traiteur | Buffets, cocktails, événementiel | Société de réception, hôtel |
La chocolaterie-confiserie artisanale illustre bien ce tissu discret : environ 1 800 entreprises et 2 570 établissements font vivre 11 000 salariés en France, d’après la Confédération des chocolatiers et confiseurs de France. Beaucoup de ces maisons rappellent, en version locale et familiale, les grandes adresses de pâtisserie qui ont bâti la réputation française du dessert. Aucune de ces spécialités ne se confond avec le pain : le sucré fin obéit à ses propres codes, ses propres cuissons et ses propres calendriers.

Bègles, vitrine gourmande de la métropole bordelaise
Bègles profite de la dynamique de Bordeaux Métropole, un bassin où la restauration et l’artisanat alimentaire figurent parmi les premiers recruteurs. En Nouvelle-Aquitaine, les employeurs ont formulé 269 400 projets de recrutement en 2025, et un quart des établissements comptaient embaucher, selon l’enquête Besoins en main-d’œuvre de France Travail.
La tension y dépasse la moyenne nationale : la moitié des projets régionaux sont jugés difficiles à pourvoir, contre 44 % au niveau national. Les métiers de la table paient le prix fort, entre horaires décalés, travail le week-end et pénurie de profils déjà formés.
À l’échelle nationale, l’hôtellerie-restauration concentre à elle seule 319 000 projets de recrutement, dont près de la moitié jugés difficiles, toujours d’après France Travail. La pâtisserie de boutique et la restauration gastronomique se partagent le même vivier tendu, ce qui déplace parfois un bon commis d’un laboratoire vers une brigade d’hôtel.
Les offres de pâtisserie, de chocolaterie et de traiteur à Bègles et dans les communes voisines se retrouvent sur cette plateforme de recrutement, qui recense les besoins locaux du commerce, de l’artisanat et de la restauration. Le portail affichait récemment plus de six cents annonces actives sur la commune et sa périphérie immédiate, preuve d’un marché qui ne désemplit jamais vraiment.
Ce dynamisme s’appuie sur une clientèle attachée au fait-maison et sur le terroir gastronomique du Sud-Ouest, riche en produits et en gestes sucrés transmis de génération en génération. Une boutique qui ouvre cherche presque aussitôt un second de laboratoire, puis un apprenti pour l’épauler.
Le détail des postes de pâtisserie qui recrutent
Derrière l’étiquette « métiers de bouche », les besoins varient fortement d’une fonction à l’autre. Voici les postes les plus recherchés autour de Bègles, du commis débutant au chef confirmé.
Chef pâtissier et commis
La Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française chiffrait à 21 000 le nombre de postes non pourvus au niveau national, dont 10 000 pour la seule pâtisserie. Un commis débute au laboratoire, prépare les fonds et les crèmes. Un chef pâtissier encadre l’équipe, signe la carte des desserts et gère les coûts. Les hôtels et restaurants gastronomiques bordelais recrutent aussi leurs propres brigades sucrées, distinctes de la cuisine salée. Ces équipes intègrent parfois un tourier, spécialiste des pâtes feuilletées, et un entremétier chargé des desserts à l’assiette.
Chocolatier de boutique
Ce métier vit au rythme des saisons : Noël, Pâques et la Saint-Valentin concentrent l’essentiel du chiffre d’affaires. Les apprentis ne représentent que 6,7 % de l’effectif du secteur, un vivier trop mince pour absorber les départs en retraite, d’après la Confédération des chocolatiers et confiseurs de France. Une boutique béglaise qui se lance dans le bonbon de chocolat cherche vite un profil capable de tempérer et d’enrober seul.
Confiseur et glacier
Ces deux spécialités, plus rares, se transmettent souvent en maison familiale. Le confiseur perpétue pâtes de fruits, guimauves et sucres cuits. Le glacier produit sorbets et crèmes glacées, une activité qui grimpe en flèche dès les premières chaleurs girondines. Peu de candidats les visent, ce qui rend chaque poste ouvert difficile à combler. Un glacier expérimenté devient une denrée rare dès juin, quand les terrasses béglaises tournent à plein régime.
Traiteur et chef de partie
La restauration reste le premier moteur d’embauche du bassin. Au niveau national, les aides de cuisine et employés polyvalents totalisent 97 140 projets de recrutement, les cuisiniers 51 600, selon France Travail. Les sociétés de réception béglaises puisent dans ce vivier pour composer leurs équipes, où le dressage sucré côtoie les pièces salées lors des mariages et séminaires.

Se former à deux pas de Bègles
Le CAP pâtissier reste la voie royale, préparé en deux ans en apprentissage, ou en un an pour les adultes en reconversion. C’est le socle exigé par la quasi-totalité des employeurs du secteur sucré.
Autour de Bordeaux, le CFA Institut des Saveurs (INSAV), rattaché à la CMA Nouvelle-Aquitaine, forme du CAP au niveau bac+2 dans les métiers de bouche. Après le CAP, la mention complémentaire Pâtisserie glacerie chocolaterie confiserie spécialisées ajoute une année de spécialisation, très prisée des laboratoires haut de gamme qui recrutent leurs futurs chefs de partie.
Deux prolongements existent pour viser plus haut : le bac professionnel Boulanger-Pâtissier, accessible dès la sortie du collège, et le brevet de maîtrise, qui prépare à diriger un laboratoire ou à ouvrir sa propre affaire. Chaque échelon franchi élargit l’éventail des postes accessibles et pèse dans la négociation du salaire à l’embauche.
L’alternance reste le meilleur tremplin : l’apprenti touche un salaire, apprend le geste au contact d’un professionnel et décroche souvent un poste dès l’obtention du diplôme. Les jeunes qui visent les entremets fins gagnent à soigner la maîtrise technique de la cuisson, un critère qui départage vite les candidats lors d’un essai en laboratoire.
Les artisans locaux recherchent aussi des profils sensibles à la qualité de la matière première. Savoir travailler des ingrédients naturels de qualité et connaître les artisans en circuit court devient un vrai atout dans les maisons qui misent sur la traçabilité et le produit brut.

Ce que gagne un pâtissier débutant
La rémunération suit la convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie (IDCC 0843), signée le 19 mars 1976 et régulièrement revalorisée. L’avenant n° 136 du 27 novembre 2024 a relevé l’ensemble de la grille de 1,99 % pour 2025.
Les premiers coefficients s’alignent sur le SMIC, fixé à 11,88 € brut de l’heure depuis novembre 2024. Un débutant démarre autour de ce plancher, avant de progresser avec l’expérience et les responsabilités confiées. La prime de fin d’année a remplacé l’ancienne prime d’ancienneté, un changement qui récompense surtout les salariés fidèles à une même maison sur la durée.
Deux compléments comptent dans la fiche de paie :
- une indemnité de repas de 6,33 € par jour travaillé pour le salarié non nourri ;
- une prime de fin d’année de 4,50 % du salaire brut annuel, versée après un an d’ancienneté.
Un chef pâtissier confirmé, un chocolatier qualifié ou un traiteur expérimenté dépassent nettement ces minima, surtout dans les établissements gastronomiques de la métropole. La grille conventionnelle fixe le plancher, la tension du marché fait grimper le reste.
Décrocher un poste dans la pâtisserie béglaise
Le marché favorise les candidats. Un CV clair, une motivation ciblée et surtout une présence sur le terrain ouvrent des portes plus vite qu’une candidature en ligne noyée dans la masse des réponses.
Trois leviers concrets accélèrent l’embauche :
- pousser la porte des laboratoires en fin de matinée, une fois le coup de feu passé, pour se présenter en personne ;
- viser les périodes de forte production, de la Toussaint à Pâques pour le chocolat, l’été pour la glace ;
- accepter un premier poste de commis ou d’apprenti dans une maison réputée, puis évoluer par l’interne.
Les recruteurs béglais valorisent l’assiduité, la propreté et la vitesse d’exécution autant que le diplôme. Un profil fiable qui tient la cadence trouve preneur en quelques semaines à peine, saison chargée ou non. Beaucoup de maisons recrutent d’ailleurs par le bouche-à-oreille : un stage réussi ou un remplacement d’été suffit parfois à décrocher un contrat durable.

Prochaine étape : repérer trois maisons de pâtisserie, chocolaterie ou traiteur autour de Bègles, préparer une candidature courte pour chacune et se présenter en personne. Les postes se pourvoient au coup de cœur du chef autant que sur le papier.